Membres d’honneur
Le statut de membre dâhonneur de lâassociation FAERE peut être conféré à toute personne reconnue pour sa contribution à la promotion, la valorisation et lâavancée des travaux de recherche et de lâexpertise en économie de lâenvironnement, et désignée par lâAssemblée générale sur proposition du Comité directeur. Les membres dâhonneur sont cooptés pour une durée illimitée.
Elue en 2025
Nous avons lâimmense plaisir dâaccueillir Karine Nyborg (University of Oslo) en tant que membre dâhonneur de la FAERE 2025. Docteure en économie (PhD, University of Oslo, 1996), elle est une figure majeure de lâéconomie de lâenvironnement. Lauréate de lâErik Kempe Award en 2002, elle a également présidé lâEuropean Association of Environmental and Resource Economists (EAERE) en 2012â2013, et a été experte auprès du Conseil économique et environnemental du Danemark. Elle a également exercé des responsabilités éditoriales dans de nombreuses revues de référence, dont Environmental and Resource Economics, JEEM, REEP, ou encore Resource and Energy Economics
Elue en 2024
Madame Laurence Tubiana est une figure éminente dans le domaine de l’environnement et du développement durable, réputée pour son engagement et son expertise dans les négociations climatiques internationales. En tant que co-présidente du Comité de gouvernance de la Convention citoyenne, elle a joué un rôle clé dans la promotion de l’engagement citoyen dans la politique environnementale. Elle a également servi en tant qu’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, où elle a Åuvré pour l’avancement des discussions mondiales sur le climat.
Son rôle de représentante spéciale pour la COP 21 et d’architecte des Accords de Paris a été particulièrement notable, où elle a contribué à façonner les engagements internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sa capacité à conseiller les hauts niveaux de gouvernement a également été mise en avant lorsqu’elle a été conseillère principale pour lâenvironnement auprès du Premier ministre.
Sur le plan académique, Madame Tubiana a enrichi le monde universitaire avec ses connaissances en économie et relations internationales, enseignant à Sciences Po Paris et à l’Université Columbia à New York. Elle est également la fondatrice et a été directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), renforçant sa réputation en tant que leader dans la recherche et la politique de développement durable. En outre, elle a dirigé la chaire de Développement durable de Sciences Po, consolidant son engagement envers l’éducation et l’innovation dans les politiques environnementales.
Elu en 2023

Charles Mason st titulaire de la chaire H. A. « Dave » True, Jr. Chair in Petroleum and Natural Gas Economics au département d’économie et doyen associé pour la recherche au College of Business de l’université du Wyoming. Universitaire de renommée internationale, il est spécialisé dans l’économie de l’environnement et des ressources et a publié plus de 80 articles dans des revues à comité de lecture et des chapitres d’ouvrages. Il a témoigné dans l’affaire BP concernant la marée noire de Deepwater Horizon. Il a été rédacteur en chef de la principale revue internationale dans le domaine de l’économie de l’environnement et des ressources (le Journal of Environmental Economics and Management), de 2006 à 2011. Il est actuellement rédacteur en chef adjoint de la Revue économique européenne, co-rédacteur en chef d’Economic Inquiry et co-rédacteur en chef de Strategic Behavior in the Environment. Il a obtenu une double licence en économie et en mathématiques en 1977 et un doctorat en économie en 1983, tous à l’université de Californie à Berkeley. Il est chercheur non résident à Resources for the Future et a été professeur invité à l’université de Cambridge (2003), à la London School of Economics (2014, 2015), à l’université d’Oxford (2008, 2009, 2010, 2011, 2012), à l’université internationale de Venise, Ca’ Foscari (2013), et à l’école d’économie de Toulouse (2013). Il fait partie du corps enseignant de l’université du Wyoming depuis 1982.
Fondateur et premier Président de la FAERE (2013-2019).
Docteur en sciences économiques à lâuniversité Paris 1 en 1998 et agrégé en 2000, Alain Ayong Le Kama est professeur de classe exceptionnelle à lâUniversité Paris Nanterre.
Il est Recteur dâacadémie depuis  janvier 2017.
Ses travaux de recherche portent sur les questions dâenvironnement, dâénergie de développement durable et de transports. Il a publié de nombreux articles, scientifiques et de vulgarisation, sur ces thématiques (https://economix.fr/membres/alain-ayong-le-kama/), ainsi que des travaux dâexpertise.
Alain Ayong Le Kama a par ailleurs été, successivement, conseiller scientifique, en charge de lâéconomie publique, de lâéconomie de lâenvironnement, de lâéconomie de lâénergie, des risques et du développement durable au Commissariat général du plan, service du Premier ministre (1999-2006) ; puis conseiller scientifique auprès du chef du service dâévaluation économique et intégration du développement durable du ministère de lâÃcologie, du Développement durable et de lâÃnergie (2006-2007) ; ensuite conseiller scientifique à la direction de lâéconomie et des affaires internationales du ministère de lâéquipement, du logement et des transports (2007-2012), et conseiller scientifique au plan urbanisme, construction et architecture (PUCA) du ministère de lâÃcologie (2012-2017).
Enfin, Alain Ayong Le Kama a aussi assuré des responsabilités électives nationales. Il a été Président élu de la section 05 du Conseil National des Universités (CNU) , deux mandats de 2011 à 2019 ; Président élu de lâAssociation professionnelle Pluralisme et Qualité (2014-2019) ;. et membre élu du comité directeur de lâAssociation française de sciences économiques (AFSE) de 2006 à 2018.
Elu en 2022
Geir B. Asheim est un économiste norvégien, professeur d’économie au Département d’économie de l’Université d’Oslo depuis 1994. La plupart de ses travaux de recherche sont des travaux théoriques liés à l’économie du climat, à l’équité intergénérationnelle, à la théorie des jeux et à la comptabilité nationale verte. Il a été chercheur invité par les universités Cornell, Harvard, Montréal, Northwestern et Stanford, et chercheur résident dans des instituts d’études supérieures à Marseille et à Paris.
Geir a publié des articles dans de nombreuses revues académiques, notamment Review of Economic Studies, Journal of Economic Theory, Theoretical Economics, Economic Theory, JAERE, JEEM, Environmental and Resource Economics, Games and Economic Behavior, IJGT, JEBO, Journal of Mathematical Economics et Science. Il est également l’auteur de deux livres, « Justifying, Characterizing and Indicating Sustainability » et « The Consistent Preferences Approach to Deductive Reasoning in Games », tous deux publiés par Springer. Geir est également rédacteur en chef de la revue Social Choice and Welfare.
En 2014, il a été élu membre de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres. En 2020, il a reçu le prix de lâEAERE Fellow Programme, qui récompense les contributions scientifiques les plus remarquables dans le domaine de l’économie de l’environnement et des ressources.
Elu en 2021
Thomas Sterner est professeur d’économie de l’environnement, spécialisé dans la conception d’instruments de politique environnementale. Sur ce sujet, il a écrit un manuel de référence publié dans plusieurs langues (lien vers le manuel). Il enseigne l’économie de l’environnement à Chalmers. Ses recherches récentes traitent de la question de l’acceptabilité des instruments politiques, de leurs effets distributifs et des moyens de rendre certains instruments, tels que les impôts, plus acceptables en redistribuant les recettes de lâimpôts ou en les utilisant de manière constructive. Bien qu’il travaille toujours sur la théorie économique de la conception des politiques publiques et sur des questions primordiales telles que la réforme fiscale, la responsabilité environnementale des entreprises, l’économie circulaire ou encore la croissance verte, il sâoriente de plus en plus vers un travail empirique et interdisciplinaire.
Au cours des vingt dernières années, il a mis en place l’Unité d’Economie de l’Environnement (EEU) à l’Université de Göteborg, qui compte une douzaine de doctorants et une autre douzaine d’étudiants diplômés. Après avoir obtenu leur diplôme, la plupart des docteurs se joignent à l’Initiative Environnement pour le Développement (EfD) qui effectue des recherches sur les politiques environnementales dans les pays en développement. Avec Gunnar Köhlin, Thomas a fondé l’Initiative Environnement pour le Développement. A l’Université de Göteborg, il est actif dans trois centres de recherche : BECC sur les impacts du changement climatique sur la biodiversité et les services écosystémiques, FRAM sur les produits chimiques et CECAR, le Centre for Collective Action Research. Il est également actif dans le programme de recherche Mistra Carbon Exit. Lors de l’année académique 2015-2016, il a été élu professeur invité au Collège de France, et a donné une série de conférences sur les instruments des politiques environnementales. De 2012 à 2013, il était en congé sabbatique et a travaillé comme économiste en chef à l’Environmental Defence Fund (EDF). Il entretient des liens étroits avec ces institutions et d’autres comme Resources For the Future (RFF). Thomas siège également à plusieurs conseils d’administration de premier plan. En juin 2021, il a été décoré de la légion d’honneur par le président de la République française, pour son engagement dans la lutte contre le changement climatique.
Elu en 2019
Jean-Charles Hourcade, diplômé dâHEC, docteur en Sciences Sociales (Paris 1) et docteur dâEtat en Sciences Economiques, est Directeur de Recherche Emérite au CNRS et Directeur dâEtude Emérite à lâEHESS. Directeur du CIRED entre 1985 and 2012, il a été professeur à lâESSEC puis à lâEcole Nationale des Ponts et Chaussées. Il co-dirige une âChaire de Modélisation Prospectiveâ commune à lâENPC et à lâEcole des Mines de Paris. Il a été membre du Comité National de la Recherche de 1989 à 1999 et de 2006 à 2010.
Ses travaux ont dâabord porté sur les enjeux de lâharmonisation entre environnement et développement avec un accent sur la question énergétique pour se polariser, dès 1988, sur lâéconomie du changement climatique et le développement de modèles intégrés de prospective économie â changement technique â climat mobilisant dans un cadre cohérent les expertises spécialisées pour représenter les interdépendances entre les activités déterminantes de lâinterface homme â système climatique (énergie, transport, habitat, industrie et occupation des sols). Ces modèles sont aujourdâhui co-développés dans le cadre dâun réseau international IMACLIM regroupant 12 pays émergents.
Auteur de 175 articles dans des revues scientifiques et dâun livre sur âfiscalité carbone et finance climatâ, expert auprès de lâOCDE, du PNUE, de la Banque Mondiale, de lâAgence Internationale de lâEnergie, de lâUNESCO, du Commissariat Général du Plan et du Ministère de lâEnvironnement, il a participé directement à la négotiation du Protocole de Kyoto (1997-2001).
Acteur du GIEC comme âCoordinateur Principalâ pour les 2ème et 3ème rapports et âAuteur Principalâ pour les 4ème et 5ème rapports et pour le rapport 1.5 °C, il est reconnu comme contributeur au Prix Nobel de la Paix reçu par le GIEC en 2007. Il est titulaire de lâOrdre National du Mérite.
Elu en 2018
Robert Cairns est professeur au département d’économie de l’Université McGill. Il est à McGill depuis l’obtention d’un doctorat en économie du Massachusetts Institute of Technology en 1978.
Ses recherches portent sur l’économie des ressources naturelles, en particulier l’économie des ressources non renouvelables et l’organisation industrielle.
Les principaux sujets de son travail actuel sont la théorie économique de la durabilité et l’économie du capital et de la comptabilité, y compris la comptabilité verte. Il définit ce qui est soutenu comme étant le niveau minimum de revenu net atteint au cours d’un avenir indéfini et ce qui est soutenable comme étant le niveau maximum. Ses travaux sur l’économie du capital et de la comptabilité portent principalement sur les activités d’entreprises individuelles ou de projets et se concentrent sur la mesure et la comptabilisation des coûts irrécupérables.
Elu en 2017
André Grimaud est Professeur émérite à l’Université de Toulouse 1-Capitole (Ecole d’Economie de Toulouse). Il a consacré ses premières recherches à l’économie urbaine, et il a publié plusieurs articles dans lesquels il étudie notamment les questions liées à la non-convexité des préférences et celles que soulève l’agglomération des agents économiques dans l’espace urbain. Il a aussi conduit des recherches en économie industrielle, en particulier dans l’économie du secteur postal.
Ces dernières années, il a travaillé sur les liens entre recherche-développement et croissance économique; en particulier, il a publié plusieurs articles qui prennent en compte la dématérialisation de l’économie dans la théorie de la croissance économique. Enfin, il a consacré une partie importante de ses recherches à l’économie de l’environnement et des ressources naturelles, notamment aux questions posées par le changement climatique.
Elus en 2016
Ph.D. en économie de l’University of British Columbia, Pierre Lasserre était professeur à l’Université du Québec à Montréal, membre du CIRANO et responsable scientifique âÃconomie de lâenvironnement et des ressources naturellesâ au CIREQ.
Président de la Société canadienne de Science économique en 1993-1994, il a occupé des postes d’enseignant ou chercheur à l’Université de Montréal, au MIT, à l’ÃNSAE (Paris), et aux Universités de la Méditerranée, de Toulouse I (TSE) et Paris I (PSE). Ses recherches portaient notamment sur la fiscalité et la réglementation des ressources naturelles, les institutions et lâinvestissement en contexte dynamique et stratégique. Il a organisé en juin 2010 à Montréal le Congrès mondial des économistes des ressources et de lâenvironnement (avec Gérard Gaudet); organisé et présidé le Forum sur les redevances minières du gouvernement du Québec, en mars 2013 (avec Jacques Fortin). Il est décédé accidentellement en avril 2017 dans le Massif du Mont Blanc.
Gérard Gaudet (Ph.D. University of Pennsylvania) est professeur émérite au Département de sciences économiques de lâUniversité de Montréal. Avant de se joindre à ce département en 1996, il a été professeur aux Départements de sciences économiques de l’Université Laval, de l’Université du Québec à Montréal et de la University of Western Ontario. Il a occupé les fonctions de directeur des départements de sciences économiques à lâUniversité Laval (1978-1981 et 1994-1996) et à lâUniversité de Montréal (1997-2002).
Il fut Associate Editor du Journal of Environmental Economics and Management et de Resource and Energy Economics, membre du Conseil de rédaction du Canadian Journal of Economics et de l’Actualité Ãconomique et membre du Editorial Board de la revue Environment and Development Economics. Il a été président de la Société canadienne de science économique et président de la Canadian Economic Association/Association canadienne d’économique. Il est membre élu de la Société Royale du Canada (Académie des sciences sociales). LâUniversité de Moncton lui a décerné un doctorat honoris causa en 2010.
Ses publications dans le domaine de lâéconomie des ressources naturelles traitent de sujets tels que l’ordre d’exploitation de ces ressources, leur exploitation en concurrence imparfaite, leur taxation, ainsi que de certains aspects de leur exploitation en propriété commune. Il a aussi publié dans le domaine de lâorganisation industrielle.
Elu en 2015
Cees Withagen (1950) a obtenu son diplôme de master d’économétrie avec une spécialisation en économie mathématique à l’université de Tilburg en 1974. En 1984, il a soutenu sa thèse de doctorat, également à Tilburg. Il est maintenant professeur d’économie de l’environnement à l’Université Currently he is professor of environmental economics at l’université libre d’Amsterdam, dans le département d’économie spatiale du département d’Economie et gestion d’entreprise. Il est chercheur du Tinbergen Institute et de CentER (université de Tilburg) et Research Professor à CESifo. Avec Rick van der Ploeg (Oxford University), il a obtenu une bourse ERC Advanced Grant en 2011 afin d’étudier les aspects d’économie politique liés au Paradoxe vert (Green Paradox).
Son principal champ de recherche est l’économie des ressources épuisables et du changement climatique, sur lequel il a publié de nombreux articles et plusieurs livres. Il s’intéresse à différents aspects du Paradoxe vert, principalement la croissance économique, les interactions stratégiques entre importateurs et exportateurs de ressources fossiles et le développement de substituts.
Il est éditeur associé du Journal of Economic Dynamics and Control et de la European Economic Review. Il est membre du Comité éditorial du Journal of Environmental Economics and Management et du Conseil scientifique de Environmental and Resource Economics.
Elu en 2014
Marcel Boyer (Ph.D. Carnegie-Mellon University) est Professeur émérite de sciences économiques à lâUniversité de Montréal, Membre associé de Toulouse School of Economics, Fellow du CIRANO (Montréal) et du C.D. Howe Institute (Toronto), Président de la Society for Economic Research on Copyright Issues (SERCI). Il a été titulaire de la Chaire Bell Canada en économie industrielle au Département de sciences économiques de lâUniversité de Montréal et titulaire de la Chaire Jarislowsky-CRSH-CRSNG en technologie et concurrence internationale au Département de mathématique et génie industriel de lâÃcole Polytechnique de Montréal.
Il a été Président de lâAssociation canadienne dâéconomique (Canadian Economic Association), Président de la Société canadienne de science économique (SCSE), PDG du CIRANO, Membre du Board of Directors du National Bureau of Economic Research (NBER), du CA du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), du CA de lâInstitut de finance mathématique de Montréal (IFM2), du Cade lâAgence des partenariats public-privé du Québec, et Président du Conseil du Réseau de Calcul et de Modélisation Mathématique (RCM2),. Il a entre autres reçu les prix dâexcellence suivants: lâAlexander-Henderson Award (CMU), le Prix Marcel-Dagenais (SCSE), lâEndowment-for-the-Future Distinguished Scholar Award (Université dâAlberta), le Distinguished Guest Professor Award (Wuhan University), le Prix Marcel-Vincent (ACFAS). Il a été élu en 1992 à la Société Royale du Canada (Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada) et élu en 2013 Membre Honoraire de lâAssociation canadienne dâéconomique.
Auteur ou coauteur de plus de 275 articles et cahiers scientifiques et rapports publics et privés, ses recherches portent sur lâévaluation des investissements (flexibilité et options réelles); les organisations efficaces, lâinnovation et la concurrence (social-démocratie concurrentielle); les politiques publiques; lâéconomie du droit (cartels, pratiques anti-concurrentielles, environnement, droits de propriété intellectuelle).
Elus en 2013
Roger Guesnerie est titulaire de la chaire « Théorie économique et organisation sociale » au Collège de France, directeur d’études à l’Ãcole des Hautes études en Sciences Sociales, et président du conseil d’administration de l’Ecole d’économie de Paris. Diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Roger Guesnerie a enseigné à la London School of Economics, l’Ecole Polytechnique, et dans plusieurs grandes universités américaines (Pennsylvanie, Harvard, UCLA, Chicago, ..). Il a publié une centaine d’articles spécialisés en économie et une quinzaine dâouvrages. Ses domaines d’intérêt comprennent l’équilibre général, l’économie publique, la théorie des incitations et de la conception des mécanismes. Plus récemment, ses contributions portent sur la formation des anticipations en relation avec les questions macroéconomiques et financières, et aussi sur lâéconomie de lâenvironnement. Il est lâauteur ou le co-auteur de plusieurs rapports sur la politique économique, par exemple sur les politiques de la concurrence ou sur le changement climatique.
Roger Guesnerie, a été élu président de plusieurs sociétés savantes, notamment l’Association Française de Science Economique (2003), la Société d’économétrie (1996), et la European Economic Association (1994). Il est membre honoraire étranger de l’American Academy of Arts and Science. Il a servi en tant que co-rédacteur en chef d’Econometrica (1984-1989) et « rédacteur étranger » de la Review of Economic Studies. En France, sa recherche a été reconnue par la Médaille d’argent du CNRS, il est Chevalier de l’Ordre National du Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur.
Claude Henry
Physicien devenu économiste, Claude Henry a travaillé à l’Ecole polytechnique pendant plus de trente ans comme professeur et comme directeur du Laboratoire d’Econométrie. Pendant cette période, il a été co-éditeur de la Review of Economic Studies puis du Journal of Public Economics. Ses publications portent sur les sujets suivants: interactions faibles entre particules élémentaires, équations différentielles avec discontinuités, valeurs d’option et effet irréversibilité, décisions en incertitude, économie des services publics et régulation, propriété intellectuelle et innovation. Il a aussi été, de 1997 à 2002, membre du Conseil d’Analyse Economique, sous l’autorité du Premier ministre Lionel Jospin.
Claude Henry est à l’heure actuelle professeur de Développement durable à Sciences Po Paris et à lâUniversité Columbia New York Columbia. Il est président du Conseil scientifique de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI). Il est membre de l’Academia Europea, Fellow de l’Econometric Society, Médaille dâargent du CNRS.
Serge-Christophe Kolm est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, et Officier des Palmes Académiques. Avant de devenir Directeur dâEtudes à lâEcole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, il a occupé de nombreuses positions, en particulier dans des établissements de renom en France – ENSAE, ENPC, IEP – et aux Etats-Unis – Harvard, Stanford. Il a été Professeur invité à de nombreuses reprises à lâétranger : FMI, European University Institute, Duke University, Université de Louvain, Université de Montréal, Université de Waterloo, Université de Tunis. Il a reçu un doctorat Honoris Causa de lâUniversité de Fribourg, de lâInstitute of Oriental Philosophy (Tokyo), de Soka University. Il a servi ou sert encore comme éditeur ou éditeur associé de revues savantes internationales : Journal of Public Economics, Journal of Economic Inequalities, Social Choice & Welfare, Politics, Philosophy & Economics, Journal of Political Philosophy, Political Economy of the Good Society, Philosophie Economique, Studies in Economic Ethics & Philosophy, Journal of Environmental Economics & Management, Economic Analysis. Il est membre de lâEconometric Society depuis 1972. Il a occupé des positions de conseiller pour des gouvernements – France, Sénégal, Chili, Portugal, Grèce – ou des institutions – OCDE, OMS.
Auteur dâune vingtaine dâarticles scientifiques publiés dans les années 70 sur les thèmes de la pollution et des politiques de lâenvironnement, S.-C. Kolm fait partie des précurseurs qui ont aidé lâéconomie de lâenvironnement à se construire sinon comme discipline à part entière, du moins comme spécialité visible. Ses travaux sur ce sujet constituent un versant appliqué dâune Åuvre intellectuelle très vaste qui se rattache à lâéconomie, lâanthropologie, la sociologie, la philosophie morale et politique et le Bouddhisme. A travers une cinquantaine dâouvrages et plusieurs centaines dâarticles scientifiques, S.-C. Kolm a contribué à poser les bases modernes de l’économie normative, de l’analyse et de la mesure des inégalités, des principes fondamentaux de la justice distributive, des théories de don altruiste et déontologique, de la réduction efficace de la pauvreté, et de la réciprocité. Il a également contribué aux bases de l’économie publique pour les biens publics et mixtes et les services de masse. Les domaines dâapplications de sa pensée sont très variés ; en plus de lâéconomie de lâenvironnement, ils comprennent les politiques publiques et coopératives, lâéconomie internationale et la gestion des systèmes économiques et des transitions.
Ses travaux ont fait lâobjet de plusieurs conférences et de deux volumes de contributions : 1) Social Ethics and Normative Economics, Essays in honour of Serge-Christophe Kolm, édité par M. Fleurbaey, M. Salles and J. Weymark, Springer, 2011., 2) On Kolmâs Theory of Macrojustice, édité par C. Gamel and M. Lubrano, Springer, 2010.
Michel Moreaux est professeur émérite à lâUniversité Toulouse 1 â Capitole (Ecole dâEconomie de Toulouse), membre honoraire de lâInstitut Universitaire de France (Chaire dâEconomie de lâEnvironnement et des Ressources Naturelles) et directeur de recherches à lâInstitut dâEconomie Industrielle de Toulouse.
Pour lâessentiel ses travaux répondent à deux types dâinterrogations, les premières ressortissent de ce quâil est convenu dâappeler lâéconomie industrielle, les secondes de ce quâon pourrait appeler lâéconomie des ressources naturelles, si tant est quâon puisse identifier une frontière marquée entre ce qui est naturel et ce qui ne lâest pas. Pour ce qui concerne lâéconomie des ressources dites « naturelles » ses travaux portent sur lâéconomie de lâeau, lâéconomie de lâénergie et du changement climatique, ainsi que lâéconomie des usages de la terre et du défrichement.
Il est lâauteur de plus dâune centaine dâarticles et de plusieurs ouvrages et sâest vu décerner en 2009 les Lauriers dâExcellence scientifique de lâInstitut National de la Recherche Agronomique pour lâensemble de ses travaux.
Michel Moreaux est Chevalier de la Légion dâHonneur, Officier de lâOrdre National du Mérite, Officier des Palmes Académiques et Chevalier du Mérite Agricole.
René Passet est agrégé d’économie et a enseigné successivement dans les universités de Rabat, de Bordeaux, puis à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Economiste du développement, c’est par le problème de la gestion des ressources naturelles qu’il se tourne vers lâenvironnement. Mais sa contribution essentielle à la réflexion économique est d’avoir explicitement considéré son interaction avec les autres disciplines, notamment celles qui étudient le vivant. Il construit alors une approche novatrice de l’économie, la bioéconomie, qu’il définit comme « une démarche qui ouvre lâéconomie sur la biosphère dont elle ne constitue quâun sous-système â, et non point lâintégration dans une logique strictement économique qui lâengloberait ». L’économie y apparaît comme subordonnée au respect des normes de reproduction de la biosphère. Durant toute sa carrière, il plaide ainsi pour une conception transdisciplinaire de lâéconomie.
Son ouvrage de référence pour les économistes de l’environnement est assurément L’Ãconomique et le vivant, (nouvelle édition), Economica, 1996. Il a publié récemment La bioéconomie de la dernière chance, Les Liens qui Libèrent, 2012.
Il fut l’un des membres fondateurs et le premier président du conseil scientifique d’ATTAC.
Gilles Rotillon est professeur émérite de sciences économiques à lâuniversité Paris Ouest. Il est spécialisé en économie de lâenvironnement et est actuellement conseiller scientifique du Service de lâObservation et des Statistiques (SOeS) du ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie. Il a aussi été pendant de longues années membre du conseil scientifique du département Sciences Sociales de lâINRA.
Ses travaux ont principalement porté sur quatre thèmes : les négociations internationales sur le changement climatique, la régulation des politiques agricoles, les marchés de permis négociables et le développement durable. Il est lâauteur de plusieurs ouvrages pédagogiques (microéconomie, environnement, ressources naturelles) et dâun essai sur le développement durable où il sâinterroge sur lâécart entre les discours qui le promeuvent et les actes qui le freinent. Il a encadré de nombreux doctorants qui sont pour la plupart actuellement chercheurs en économie de lâenvironnement à lâuniversité ou dans les grands organismes de recherche (INRA, CNRS).
Ignacy Sachs est éco-socio-économiste, Directeur dâétudes honoraire à lâÃcole des Hautes Ãtudes en Sciences Sociales (Paris). Né à Varsovie en 1927, sa famille sâexile au Brésil au moment de la Seconde Guerre Mondiale et il achève ses études secondaires au Lycée Français Pasteur de São Paulo.
Diplômé en économie et statistiques de la Faculté des Sciences Politiques et Ãconomiques de Rio de Janeiro, il entame une carrière dans la diplomatie et retourne en Pologne en 1954, où il devient chercheur à lâInstitut Polonais des Affaires Internationales. Il enseigne également à lâÃcole Centrale de Planification et Statistiques, et à lâUniversité de Varsovie. Il part en Inde de 1957 à 1960 en tant que Secrétaire de lâAmbassade de Pologne et y soutient une thèse de doctorat en économie (1961, Université de Delhi) sur les modèles de secteur public dans les économies sous-développées (thèse publiée par la suite en Pologne et en Inde). Après son retour en Pologne, il obtient son Habilitation (thèse d’Ãtat) à lâÃcole Centrale de Planification et Statistiques de Varsovie (1962) où il enseigne et dirige le Centre de Recherches sur les Ãconomies Sous-développées jusquâen 1968. Câest durant cette période quâil collabore étroitement avec Michal Kalecki. De nouveau contraint à lâexil en 1968, il est accueilli à Paris à lâEHESS où il est élu directeur dâétudes. En 1973, il y crée le Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) quâil dirigera jusquâen 1985, année où il fonde le Centre de Recherches sur le Brésil Contemporain (CRBC).
Tout au long de sa carrière, il travaillera en tant que consultant auprès de différents organismes gouvernementaux en Amérique Latine, notamment au Brésil, ainsi que pour les Nations Unies. Il a participé aux conférences des Nations Unies sur l’environnement à Stockholm en 1972 et à Rio de Janeiro en 1992, ainsi quâen 2012 (Rio+20). Ses écrits récents portent sur la mise en place dâun nouveau contrat social et dâune planification à lâéchelle mondiale en vue de la promotion de lâécodéveloppement, concept qui associe inclusion sociale et respect de lâenvironnement, et dont il fut lâun des pionniers dans les années 1970.

